“Il y a deux choses qu'une personne ne doit jamais être en colère : ce qu'elle peut aider et ce qu'elle ne peut pas aider.”
— Platon, 428 av. J.-C. – 348 av. J.-C.
Dans la voix de Platon — une réflexion générée par IA
Quand la colère s’empare de nous contre ce qui est en notre pouvoir, c’est comme si un jardinier maudissait ses propres mains au lieu de planter. Et quand elle se tourne vers ce qui nous dépasse, c’est un navire qui lutte contre le vent au lieu de ajuster ses voiles. La sagesse commence là où la colère devient inutile.
Que signifie cette citation ?
La colère, chez Platon, n’est pas seulement une passion aveugle, mais une énergie mal dirigée. Cette phrase souligne l’absurdité de s’indigner contre ce qui dépend de nous ou, à l’inverse, contre ce qui nous échappe. Dans le premier cas, l’agacement gaspille une force qui pourrait servir à agir ; dans le second, il révèle une illusion de contrôle là où la sagesse commanderait l’acceptation. La colère devient alors un symptôme de désordre intérieur, un signe que l’âme n’a pas encore trouvé son équilibre entre l’action et la résignation éclairée.
Platon, au IVe siècle avant notre ère, développe cette idée dans le cadre de sa philosophie morale, notamment à travers les dialogues où Socrate interroge ses interlocuteurs sur la vertu et la maîtrise de soi. Dans La République, il lie la colère à l’âme concupiscible, cette partie de nous qui, si elle n’est pas gouvernée par la raison, engendre le chaos. Pour lui, la véritable liberté consiste à distinguer ce qui est en notre pouvoir de ce qui ne l’est pas, une distinction qui sera reprise plus tard par les stoïciens. Sa pensée s’inscrit dans un contexte où la cité idéale exige des citoyens qu’ils domptent leurs passions pour accéder à l’harmonie collective.
Aujourd’hui, un parent peut y trouver une leçon précieuse. Face à un enfant qui refuse de ranger sa chambre, s’emporter est vain : soit on peut l’aider à comprendre l’utilité de l’ordre, et la colère n’y changera rien, soit il est trop jeune pour saisir, et la frustration n’est alors qu’un aveu d’impuissance. Mieux vaut canaliser cette énergie vers une explication patiente ou, si la situation échappe à tout contrôle, accepter avec sérénité que certaines étapes du développement ne se forcent pas. La colère, ici, ne serait qu’un obstacle de plus sur le chemin de l’éducation.
Plus de citations de Platon
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